Définitions F

FAKE NEWS

De l’anglais « fake » : fausses et « news » : nouvelles. Expression employée par Donald Trump durant les élections américaines de 2016, massivement reprises par les médias en France. Désigne des informations erronées aux multiples formes (articles, photos, vidéos, … )  déguisées en « vraies informations » et visant à manipuler les opinions.

Fun fact : l’Académie Française préfère les termes « fausses nouvelles »  ou « ragots »   à cette expression anglaise (ils doivent préférer une alternative plus française à fun fact aussi d’ailleurs).  

Ok, est-ce que c’est un vrai truc ou c’est inventé par Trump ? 

C’est un vrai truc ! 

Légalement d’abord : en France, l’expression « nouvelles fausses » est employée dans la loi du 27 juillet 1849 qui punit « la publication ou la reproduction faite de mauvaise foi de nouvelles fausses de nature à troubler la paix publique »

Historiquement, les fausses informations et autres mensonges ont toujours existé. Mais la notion de fake news est liée à l’émergence des médias et l’accès de toute la population à ceux-ci. Ça a commencé avec les journaux au XXe siècle, et a pris encore plus d’ampleur avec l’avènement d’internet et des réseaux sociaux, où une photo hors contexte peut être vue par des millions de personnes en moins d’une journée. 

Ça ressemble à quoi une fake news ?

Il y a différents types de fake news et donc différents formats ! 

  • Les titres trompeurs / clickbait : Certains titres sont délibérément trompeurs et ne correspondent pas au contenu du texte afin d’attirer un maximum de personnes sur l’article. (du type « CETTE FEMME PERD 10KG EN UNE SEMAINE – LES MÉDECINS LA DÉTESTENT ! » ). Beaucoup de personnes lisent d’ailleurs seulement les titres, et ne retiennent de fait que cela (une info parfois erronée ! ). 
  • Des photos ou publications virales sur les réseaux sociaux, sans source sûre : souvent les utilisateur·rices ne prennent pas le temps de vérifier l’authenticité des infos relayées sur les réseaux sociaux. Les publications les plus populaires sont plus souvent diffusées, même si elles sont fausses, et tout le monde finit par y croire ;
  • La satire : parodier les vrais médias, c’est drôle, mais ça fait courir un risque ! Ce n’est pas évident pour tout le monde qu’il s’agit d’une blague et certaines infos sont perçues comme des informations réelles (exemple : le Gorafi !) 
  • Et les plus difficiles à identifier : les articles ou vidéos très bien construits mais dont les arguments ou faits présentés sont faux/mensongers/non sourcés ou encore très hors contexte. Parfois, ça passe par des interventions d’ « expert·es » qui n’en ont que le nom. Pas facile à éviter mais il est tout à fait possible de vérifier l’identité des intervenant·es qui sont référencé·es dans ces articles (et si l’intervenant·e n’est pas référencé·e, gare à la fake news ! ).

Comment faire pour vérifier mes infos ? 

Une liste de questions à se poser pour vérifier la véracité d’une actu trouvée sur internet : 

  1. Qui est à l’origine de l’actualité ? 

Si c’est sur les réseaux sociaux : depuis combien de temps le compte existe-t-il ? Dispose-t-il du badge de vérification bleu ? Combien d’abonné•es a-t-il ? Quels types de postes sont principalement partagés à ce sujet ? Un compte créé récemment, un nombre restreint d’ami·es/abonné·es et un contenu clickbait indiquent qu’il pourrait s’agir d’un bot ou d’un troll diffusant des fake news.

S’il s’agit d’un site ou d’un blog : La partie « à propos » d’un site Web, qui donne des informations sur les auteur·rices, peut faire partie de l’analyse. Si cette section est inexistante ou très vague, il se peut que l’auteur·rice ne constitue pas une source viable et vérifiable. Vérifie aussi l’URL du site : certaines fake news apparaissent dans des pages qui semblent venir d’une source de confiance. Il est donc conseillé de vérifier l’URL dans la barre de recherche du navigateur. Parfois, la seule différence est un trait d’union ou une autre extension, par exemple.net au lieu de .fr ou .com (lemonde.net au lieu de lemonde.fr)

  1. D’où viennent les photos et les vidéos ? 

Les images peuvent être rapidement analysées hors contexte. Tu peux faire une recherche d’image inversée via l’URL de l’image avec des outils comme Tineye ou l’extension Google Chrome Reveye pour trouver la photo dans son contexte d’origine.

Avec les vidéos, c’est un peu plus difficile. Le YouTube DataViewer d’Amnesty International peut aider à trouver la vidéo originale de certains deepfake par exemple. Le deepfake, c’est une nouvelle technique qui permet de mettre le visage de n’importe qui sur n’importe quel corps en vidéo. Bien réalisé, le deepfake est quasi indétectable.

Mais à qui faire confiance du coup ?!  

Pas de panique ! Beaucoup de journaux et médias sont encore très fiables et sourcés (Brio par exemple, tous nos articles sont sourcés & nos références sont sur notre blog ). Ce qu’on te conseille avant tout c’est de lire plusieurs médias, et recroiser les infos. C’est comme ça que tu éviteras de tomber dans des pièges et ça t’aidera à garder ton esprit critique sans croire aveuglément un titre ou un article pas forcément fiable. 

BONUS : Sur des sites comme « Decodex » du journal Le Monde, ou « Hoaxbuster », il suffit de copier/coller l’information suspecte dans la barre de recherche afin d’avoir l’avis des médias sur la véracité de la nouvelle.

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