alcool
A Définitions

Alcool

Alcool, nom masculin. Substance psychotrope universelle contenant essentiellement de l’éthanol, obtenu par distillation des jus fermentés renfermant du glucose.

Qu’est ce que c’est? 

L’alcool est une substance psychotrope universelle utilisée depuis des siècles par les humain·es. Il est obtenu par fermentation des végétaux : fruits, céréales, grains ou racines riches en sucre. Les plus connus sont le raisin, la pomme, la poire, la canne à sucre, l’orge, le riz ou encore la pomme de terre mais il en existe de très nombreux autres. Chaque végétal fermenté donnera un alcool différent et selon son processus de fabrication une teneur en alcool différente. 

Alcool et âge légal

La consommation d’alcool comporte des risques. Sa vente et sa consommation font l’objet d’une réglementation stricte, utilisée pour les limiter en rendant son accès plus difficile. Son non-respect est pénalement sanctionné. Une attention particulière est portée à la protection des populations “particulièrement vulnérables” face à l’alcool avec des lois strictes sur la protection des mineur·es. 

Il est interdit de vendre ou d’offrir dans les lieux publics de l’alcool à des mineur·es de moins de 18 ans. Il est interdit de recevoir dans les débits de boissons alcooliques : bars, pubs etc. des mineur·es de moins de 16 ans non accompagnés d’un·e majeur·e responsable. Le non respect de ces règles est pénalement sanctionné. Il est également interdit de faire boire un·e mineur·e jusqu’à l’ivresse. Goûter un verre de vin en famille c’est autorisé, mais si tu es bourré·e tes parents peuvent être sanctionnés jusqu’à perdre ta garde. 

Ces règles ne sont pas écrites pour vous embêter mais bien pour vous protéger. Consommer de l’alcool n’est pas à prendre à la légère. 

De plus, être en état d’ébriété sur la voie publique est interdit. En effet, un·e mineur·e en état  « d’ivresse publique et manifeste », sera conduit·e au commissariat ou à la gendarmerie et placé en cellule de dégrisement, le temps qu’il/elle retrouve ses esprits. Il/elle encourt jusqu’à 150 € d’amende et ses parents seront prévenu·es et devront venir le/la chercher.

Pourquoi en consomme-t-on? 

Culturellement, en France, la consommation d’alcool est très ancrée. Il est normal de boire un petit verre lors des repas en famille, entre ami·es mais aussi en société ou au travail. La culture française de l’alcool tourne principalement autour du vin, élément important de la gastronomie française. Il est associé à la fête et à la convivialité. Il accompagne systématiquement les événements marquants de la vie sociale. L’alcool est apprécié pour le plaisir du goût, mais aussi pour ses vertus socialisatrices, relaxantes et euphorisantes.

Les dangers de l’alcool :  

Il y a toujours une bonne raison pour boire un petit verre… Mais attention, consommer de l’alcool n’est pas sans conséquence ! 

Après le tabac (dont il aggrave les dégâts et amplifie les risques), l’alcool est la drogue récréative (qui a pour objet ou pour effet de divertir) qui cause le plus de mort, dans le monde comme en France. 

Le site du gouvernement Alcool Info service donne ces chiffres en 2015, les 41 000 décès liés à l’alcool sont répartis entre les cancers, maladies cardio-vasculaires, maladies digestives (cirrhoses, autres maladies du foie et du pancréas, etc.) mais aussi des causes externes : accidents de la route, suicides, des troubles mentaux et du comportement. 

La consommation d’alcool présente une ivresse ou intoxication alcoolique, un risque de dépendance (alcoolisme ou alcoolodépendance) et de nombreux risques pour la santé (le développement du cerveau en particulier), ainsi que de nombreux risques sociaux : violence, accidents de la route, etc. L’alcool est également un facteur majeur de violences sur enfants, de violences conjugales et notamment de violences envers les femmes.

Les effets de l’ivresse

L’ivresse altère les facultés et le comportement de la personne qui boit. Très rapidement, elle n’est plus en état de conduire. Les personnes ivres prennent plus de risques se rendant plus vulnérables et moins capables de réagir en cas de problème. 

La gueule de bois et les “black-out”

L’abus d’alcool peut avoir des répercussions le lendemain. Le phénomène le plus connu est celui de la « gueule de bois » : déshydratation et maux de tête, fatigue, nausées… Elle est parfois accompagné de son bon copain le « black-out » ou « trou noir » : impossible de se souvenir de la veille.. 

Les risques de coma éthylique 

Le coma éthylique est une situation d’urgence qui nécessite l’intervention des secours ! La personne tombe dans un sommeil profond, ne répond que très difficilement aux stimuli. Incapable de se réveiller et de déglutir, elle court un risque de s’étouffer dans ses vomissements. À un stade ultime d’anesthésie et de profonde inconscience, la personne en coma éthylique peut cesser de respirer et mourir. 

Les risques d’accoutumance et l’alcoolisme : 

Le danger de la consommation d’alcool, c’est la régularité. Plus la consommation est régulière, plus les risques d’une dépendance sont forts. Il existe de nombreux tests, en ligne, pour mesurer ta dépendance à l’alcool, si jamais tu as un doute sur l’impact de ta consommation ou celle d’un·e de tes proches. Surtout parles-en à un·e médecin, psychologue ou rapproche-toi de structures spécialisées. 

Quelques précautions importantes: 

Lorsque l’on boit, il y a quelques règles de base à respecter. 

L’alcoolémie varie selon de nombreux facteurs : la vitesse d’élimination du foie, le poids, la prise de médicaments ou l’absorption d’aliments mais aussi la fatigue physique ou mentale. Si un·e de tes ami·es boit une certaine quantité sans être mal, ce ne sera peut-être pas le cas pour toi. Tout le monde ne tient pas l’alcool de la même manière, ou ne réagit pas à l’alcool de la même manière d’une soirée sur l’autre. Ce n’est pas une compétition à savoir qui tient le mieux parce que dans ce genre de situation il n’y a bien souvent que des perdants. 

Un peu de bon sens:
  • Bois de l’eau ! L’alcool ça déshydrate et si tu ne veux pas te rendre malade dans la soirée ou avoir une gueule de bois massive le lendemain, bois de l’eau ! Entre chaque verre alcoolisé, prends un verre d’eau. Ça te permettra de mieux mesurer ta consommation et de ne pas te rendre malade pour rien. 
  • Ne bois pas n’importe quoi et ne fais pas de mélanges ! La qualité de l’alcool que tu vas boire a une influence directe sur ton état dans la soirée et le lendemain. Oublie les bouteilles de rosé à deux euros et ne multiplie pas les alcools que tu consommes. Boire doit rester un plaisir, ne te dégoûte pas avec des mélanges dégueu et du vin trop bas de gamme. Sois à l’écoute de ton corps, ne le surcharge pas, sois indulgent·e avec ton estomac et ton foie. Ne bois que ce que tu trouves bon, ne finis pas des verres immonde pour ne pas gâcher et apprends à mesurer la quantité consommée. Tu n’as pas de record à battre, ne te laisse pas aller dans des états pas possibles. 
  • Surveille ton verre ! Lorsque tu consommes de l’alcool en public ou avec des gens que tu ne connais pas, sois prudent.e. Ne quitte pas ton verre, des personnes mal intentionnées pourraient mettre des médicaments et autres drogues sans que tu t’en rendes compte. Vérifie bien lorsqu’on t’offre un verre, que c’est le personnel de l’établissement qui te le donne et qu’il ne passe pas par l’intermédiaire d’un·e inconnu·e. Ce sont des petites précautions importantes à prendre. 
Enfin, de la prudence:
  • Si jamais toi ou quelqu’un·e avec qui tu es se trouve en difficulté ou en danger après avoir bu, fais appel à un adulte responsable : parents, pompiers ou médecins des urgences (en cas de grave danger). Si ta vie ou celle de quelqu’un·e d’autre est en danger alors il ne faut pas hésiter ! Comas éthyliques, blessures ou simplement pas de conducteur en état de prendre la route demander de l’aide est le comportement responsable à adopter ! 
  • Enfin, ne conduis jamais en état d’ébriété !! Nous en avons déjà parlé dans notre article sur la sécurité routière, c’est très dangereux et condamné par la loi. Diminution des réflexes, de la vigilance et de la résistance à la fatigue, mais aussi vision perturbée, mauvaise estimation des distances et problèmes de coordination des mouvements sont à prendre en compte. Surpris·e au-delà du taux d’alcoolémie légal autorisé sur ton scooter ou dans ta voiture tu peux payer une amende, perdre des points de permis, voire te faire retirer ton permis (permis probatoire). Attention ! Ne joue pas avec ta sécurité et encore moins celle des autres ! 

Je n’aime pas l’alcool, je ne bois jamais ou je n’ai pas envie de boire cette fois-ci, c’est normal? 

Oui c’est normal et ça ne devrait jamais poser de problème! 

Ne pas aimer l’alcool, on ne va pas se mentir, ce n’est pas si rare que ça. On nous apprend très tôt que si on n’aime pas un alcool en particulier c’est qu’on est encore trop jeune, on appréciera plus tard. Sauf que parfois, plus tard on n’aime toujours pas certains alcools, voire aucun.

Mais alors que faire ?

La solution est simple : si tu n’aimes pas, ne bois pas ! Il ne sert à rien de te forcer simplement pour faire comme les autres. Certain·es te diront qu’on n’aime pas au début mais qu’on s’habitue, que ce n’est pas grave, qu’il suffit de cacher l’alcool dans des cocktails très sucrés etc. C’est pas bien malin et potentiellement dangereux de réfléchir comme ça.  Souvent, dans ces moments-là, l’effet recherché c’est l’ivresse, au détriment du plaisir de la dégustation et ce n’est pas sain. Rappelle-toi que tes relations sociales ne doivent pas être définies par ta consommation d’alcool ou ton absence de consommation ! Et ça ne fait pas de toi quelqu’un·e de différent·e ou d’inadapté·e. C’est important de s’entourer de personnes qui respectent tes limites.

Alors oui, souvent, être la personne qui ne boit pas peut être désagréable mais quelle que soit la raison pour laquelle tu ne bois pas, c’est ok ! Devoir se justifier, devoir refuser face à l’insistance de ton entourage, être sobre quand plus personne autour de toi ne l’est, devoir forcément conduire ses potes… c’est fatiguant ! Et ça peut parfois gâcher ta soirée. Tiens bon, tu le fais pour de bonnes raisons. 

« Tu bois pas ? T’es enceinte ou quoi ?».  « Allez fais un effort, je te jure que si c’est moi qui fais le cocktail tu vas aimer » .  « T’inquiètes, après 3 verres tu oublieras que tu n’aimes pas ça ». « Allez t’es relou.e »,  « tu casses l’ambiance »… Ces réflexions sont tout à fait inacceptables et personne n’a à se justifier. Pour éviter ce genre de réflexions en société et qu’on te laisse tranquille : prépare ton verre toi-même ou commande seul·e au bar. Il existe de très bons cocktails sans alcool.

Si toi tu bois de temps de temps alors retiens bien la règle d’or suivante.

Ne pousse jamais quelqu’un·e à boire s’il/elle ne le souhaite pas. Quand tu es en soirée et que l’un de tes ami·es, camarade ou collègue ne souhaite pas boire, quelle que soit sa raison, respecte son choix. Tu n’as pas envie d’être le ou la gros·se lourd·e qui pousse à la consommation les personnes qui ne le souhaitent pas. Tu veux boire un verre ? Bois le. Mais retiens toi d’insister pour que les gens autour de toi te suivent. Le moment partagé n’en sera que plus agréable pour tout le monde. 

J’ai l’impression de ne pas réussir ma soirée si je ne suis pas bourrée… 

Attention à l’accoutumance dont on a parlé plus tôt ! Arrivé·e à ce stade, il faut se poser des questions sur ta relation à l’alcool mais surtout ta relation aux autres. L’alcool c’est festif, mais c’est aussi une convention sociale. On apprend qu’en consommant de l’alcool on devient plus extraverti·e. On ose faire plus de choses, on  se permet des choses que l’on ne ferait pas sobre etc. Oui, et ? Quand l’alcool devient ta zone de confort pour se sentir bien en soirée et s’amuser, c’est qu’il y a un problème. 

Tu es la même personne, alcoolisé·e ou non. Toute ton enfance tu t’es amusé·e sans alcool, tes premières soirées adolescent·es tu t’es amusé·e sans alcool, la journée, en famille, entre ami·es, tu continues à rire, parfois à danser, à prendre du plaisir sans alcool. Alors d’où vient cette certitude qu’avec l’alcool c’est plus marrant ? C’est souvent une illusion : l’alcool sert souvent d’excuse pour faire des choses que tu n’oserais pas sobre.

Et bien, essaye de changer ça ! Si tu es convaincu que tu n’arrives pas à t’amuser sans alcool alors arrête de boire. Pas forcément définitivement  mais déjà le temps de quelques soirées. Déshabitue-toi, mets-toi dans l’ambiance, laisse-toi porter par l’énergie des gens autour de toi, laisse-toi aller mais toujours sans boire ! Fais toi un cocktail sans alcool, ou ta boisson préférée. Tu redécouvriras d’autres chouettes sensations, inhibées par l’alcool, que tu as oubliées. Tu n’y arrives pas et pour toi la consommation d’alcool est indispensable pour passer un bon moment? Alors il serait plus prudent d’en parler à un·e médecin ou psychologue.  

Rapports alcoolisés et consentement : à proscrire. 

On en parle plus longuement dans notre article sur le consentement. Il est quand même important de le mentionner ici. Lorsque l’on boit et que l’on est pas parfaitement maître·sse de ses actes, il est difficile de donner un consentement éclairé et donc de le recevoir. L’alcool entraîne une perte de lucidité mais aussi de sensibilité. Tu pourrais faire des choses que tu regrettes. Tu pourrais ne pas bien comprendre les signes envoyés par la personne avec qui tu es. Pour ne pas regretter quoi que ce soit et être sûr·e de ne pas avoir de rapport avec quelqu’un·e qui n’en a pas vraiment envie: on s’endort sans rien faire et on en reparle le lendemain matin !

Aussi et surtout, si tu es alcoolisé·e et que tu es d’accord pour discuter avec quelqu’un·e, voire de l’embrasser, ça ne veut pas dire que tu es d’accord pour aller plus loin! Ce n’est pas parce que vous êtes bourré·es, qu’un début de consentement vaut pour toute la soirée et pour tout ! Les règles sont les mêmes que sobre. Tu as le droit de changer d’avis, de mettre des limites et d’arrêter tout acte à tout moment, ton ou ta partenaire doit respecter ça. 

Et si jamais la personne décide de franchir cette limite, tu es dans ton droit pour porter plainte. Les policier·es ne peuvent pas refuser ton dépôt de plainte sous prétexte que tu avais bu aussi, c’est important de s’en rappeler ! Tu n’es pas moins victime d’un·e agression sexuel·le si tu n’étais pas en possession de tous tes moyens. 

Dernière mise en garde : 

Nous ne sommes pas là pour te dire que l’alcool c’est le mal et qu’il ne faut jamais en consommer parce que ce serait hypocrite de notre part. Mais on est là pour te mettre en garde sur les tentations et dangers liés à sa consommation. L’alcool doit rester un plaisir. 

C’est festif, ça peut être super bon, ça peut être tentant mais ça doit toujours être avec modération. L’alcool représente un danger pour ta sécurité (sur le moment) mais aussi pour ta santé (à court terme et long terme). C’est extrêmement addictif et omniprésent dans nos sociétés. Sois vigilant·e, ce qui te paraît normal parce que c’est comme ça que ça se passe chez toi, ne l’est pas toujours. Sois raisonnable, sois prudent·e, apprends à dire non et fais attention à ne jamais en abuser ! Alors tu pourras apprécier un petit verre occasionnel pour les fêtes ou autour d’un bon repas. 

La Team Brio

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