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B Définitions

Bienveillance

Bienveillance, nom fém. Disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence et l’empathie envers autrui.


Comment être bienveillant·e ?

La bienveillance est la qualité de celles/ceux qui veillent au bien être et au confort des autres et agissent dans ce sens. C’est savoir se mettre à la place des autres. Ça veut aussi dire savoir  être content·e pour les autres et être solidaire (ne pas ignorer le malheur de quelqu’un·e). D’ailleurs, la bienveillance, ça s’applique aussi à soi-même. C’est une forme de respect et de gentillesse envers tous·tes: par défaut, on présuppose qu’une personne mérite d’être bien traitée. Concrètement ça veut dire :

  • Éviter d’être méchant·e/mesquin·e gratuitement
  • Éviter d’écraser les autres pour se valoriser et avancer
  • Ne pas humilier les gens
  • Ne pas systématiquement se comparer
  • Se montrer soi-même du respect

Pour savoir si tu manques un peu de bienveillance parfois, envers toi ou un·e inconnu·e, tu peux te demander si tu aurais dit/fait ça à une ami·e. Par exemple, se faire du mal ou s’insulter parce que ton corps ne te plait pas. Tu mérites d’être traité·e comme tu traites tes meilleur·es potes: avec respect et douceur. Mais aussi avec la même volonté de se tirer vers le haut et de ne pas se laisser marcher sur les pieds.

La bienveillance ça sert à quoi ? 

Dans la vie de tous les jours, si tu es malveillant·e envers une personne qui n’a rien fait, tu crées de l’énergie négative autour d’une situation sur laquelle tu n’as pas de contrôle. Ça veut dire que tu ne peux rien y faire et qu’en plus maintenant t’es vénère. Quand le comportement d’une personne te déplaît, c’est normal d’être frustré·e, mais il vaut mieux essayer de comprendre pourquoi la personne agit comme ça et faire preuve de tolérance. Tout simplement parce que tu aimerais que les gens se comportent comme ça avec toi. C’est important d’accorder le droit à l’erreur aux personnes qui t’entourent et le bénéfice du doute à celles que tu ne connais pas. Tu vois la meuf qui bloque la queue au supermarché ? Peut-être qu’elle est relou et qu’elle aurait pu sortir son argent plus tôt. Peut-être aussi qu’elle a passé une journée de merde et qu’elle pense à ses parents malades et qu’en vrai t’es pas si pressé·e, donc pas la peine ni de t’énerver seul·e, ni de la pourrir, elle. 

C’est suffisant d’être gentil·le avec les gens qu’on aime

La bienveillance est une vertu qui fait que tout le monde avance mieux. La société repose sur deux piliers : la compétition et l’entraide. S’il n’y a que la compétition et qu’on se tire tou·tes dans les pattes, personne ne progresse. On a besoin des un·es et des autres; évidemment pour mettre en commun nos compétences, mais aussi pour se soutenir. Le soutien de ses pair·es c’est hyper important pour se sentir capable de faire des choses(parfois risquées) et se surpasser. Si on se sent nul·le parce qu’on est tout le temps dénigré·e par soi-même ou les autres, on stagne. 

Par exemple

Chez Brio, on parle souvent de bienveillance, quand on rédige nos articles. Par exemple, on fait attention au fait que vous ne vous sentiez pas jugé·es, et que vous ayez les outils pour mieux comprendre et aborder chaque situation. C’est particulièrement important lorsque l’on se trouve dans une logique d’apprentissage et de pédagogie. On peut vite se sentir bête lorsqu’on nous apprend quelque chose qui paraît simple, ou qu’on n’a pas du tout compris, à laquelle on n’a tout simplement pas pensé ou qui nous met face à nos paradoxes ou petits défauts. Et si on se sent bête,  on est sur la défensive, vexé·e et on a pas envie de progresser. On souhaite à tout prix éviter ça, donc on est aussi là pour vous dire qu’on apprend tous·tes, tous les jours et que l’important c’est de savoir se remettre en question. Pas pour se morfondre parce qu’on est nul·le, mais pour essayer de faire mieux la prochaine fois et le cas échéant, réparer le tort qu’on aurait fait à quelqu’un·e. 

Trop bon trop con ? 

Non ! On te dit pas d’être gentil·le avec des personnes qui te font du mal. Ni d’accepter tous les torts que quelqu’un·e te cause. D’ailleurs, c’est être bienveillant·e envers soi-même que de t’entourer de personnes qui te font du bien et t’apportent du positif. Lorsque tu n’es pas à l’aise ou blessé·e, tu as le droit de t’exprimer. Si l’agissement d’un·e proche te fait du mal, tu peux lui dire,  tu as le droit d’être en colère, mais ce n’est pas pas la peine de dresser la liste de ses défauts pour lui faire mal à ton tour. Attention, si une personne proche est malveillante envers toi très régulièrement, tu es sûrement dans une relation toxique.

J’arrive pas toujours à être bienveillant·e

T’inquiètes, nous non plus! Comme on l’a dit, la société repose aussi sur la compétition et on a souvent tendance à rabaisser les autres pour se sentir mieux. Souvent, ce qu’on reproche aux autres, un peu sans raison (par « principe » ), c’est ce qu’on n’aime pas chez soi. Par exemple, l’audace de quelqu’un·e qu’on trouve trop bruyant, trop extraverti. En fait, c’est souvent qu’ on s’en veut de ne pas plus lui ressembler, mais il est plus facile de la·e critiquer  que de faire face à ses complexes. C’est hyper normal. Il faut apprendre à se réjouir des qualités des autres pour se réjouir des nôtres (et inversement). C’est aussi pour ça que c’est parfois particulièrement difficile à l’adolescence, où on se compare beaucoup et que tout le monde se fout de la gueule de tout le monde. 

Si on est tout le temps gentil·le on s’ennuie

Il faut bien dire qu’on ne vit pas dans la société la plus bienveillante qui soit (coucou TPMP et les Reines du Shopping). La méchanceté et la mesquinerie, ça divertit. Ok, mais à quel prix ? Quand on a parfois l’occasion de voir la réaction de quelqu’un·e de blessé·e par une blague, on se dit que c’est allé trop loin. Et ça, c’est ce qu’on veut éviter.

Les moqueries quand c’est entre copains·ines, que les personnes dont on se moque rient aussi c’est cool, c’est drôle. Mais surtout est-ce que tu es capable de recevoir ce que tu « envoies » à quelqu’un·e ?  C’est ce qu’on appelle l’autodérision. Si oui, c’est ok ! La moquerie ne doit pas remettre en cause notre valeur en cause et taper là où ça blesse vraiment. Mais si la personne raillée ne rit pas ou qu’elle rit jaune, c’est de la méchanceté et ça peut vite tourner au harcèlement.

La team Brio

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