porno
Définitions P

Porno

Porno : adjectif dérivé de pornographie.  La représentation de choses obscènes, avec l’intention délibérée de provoquer l’excitation sexuelle de son public. On parle le plus souvent de films pornos, mais il peut s’agir de livres, photos, dessins, etc.

Pourquoi on parle du porno dans Brio ado?

Parce qu’on a parlé masturbation et plaisir sexuel, il semble quasi impensable de ne pas mentionner le porno et son importance dans la construction de sa sexualité. Qu’on soit pour, contre, mitigé·e ou sans opinion : peu importe, le porno existe et a son importance dans notre société.

C’est un sujet, et surtout un sujet qui intéresse dès le début de l’adolescence. Pour te faire une idée, en France, environ 60% des jeunes de moins de 14 ans ont déjà été exposés à de la pornographie. Aujourd’hui il est interdit, dans notre pays, de donner accès à du contenu pornographique aux mineur·es, mais tu ne seras pas reconnu·e coupable si tu en regardes. 

Le porno aujourd’hui, c’est quoi? 

L’avantage du porno aujourd’hui, c’est qu’il est accessible gratuitement, en ligne, et qu’il y en a pour tous les goûts.  Tout le monde n’aime pas le porno, et tu n’es absolument pas le·a seul·e à ne pas aimer si c’est ton cas. Cela peut nourrir ton imaginaire sexuel, t’exciter, te donner envie de te masturber, ou non !

Mais l’industrie pornographique (car c’est une véritable industrie !) est très controversée, pour BEAUCOUP de raisons. Ceci n’est absolument pas un manifeste anti-porno, mais il vaut mieux être au courant de tout et décider toi-même ce que tu veux voir ou non !  

Les choses à savoir sur le porno : c’est une industrie 

Le porno est une industrie mondiale, et les travailleur·ses de cette industrie ne sont pas forcément respecté·es. On ne parle pas uniquement du revenge porn (qui reste un problème majeur), mais aussi des conditions de travail des acteur·rices. Par exemple, ils·elles peuvent être mal rémunérés (sur les sites gratuits notamment) et pas toujours bien traité·es. Le consentement, ça vaut aussi ici. Ça devient vite la course à celle/celui qui fera les choses les plus incroyables ou qui aura le corps le plus dingue pour être casté·e sur les meilleurs tournages.

Les choses à savoir sur le porno : ce sont des fictions

Très important aussi : les films porno, ça reste des films. Le porno c’est pas comme dans la vraie vie. Si tu en regardes avant d’avoir eu des rapports sexuels, il ne faut surtout pas que tu penses que ça se passe comme dans ces films. Ça pourrait t’empêcher de prendre du plaisir, parce que tu passerais ton temps à te demander si tu fais comme dans les films et à te comparer aux acteurs·rices. N’essaye pas de reproduire des scènes de films avec ton·a partenaire sexuel·le si vous n’êtes pas tous les deux 100% d’accord et sûrs que c’est sans risque : vous pourriez vous blesser. Ne le·a traite pas de prude si il·elle refuse certaines choses que tu as vu dans des vidéos, ça ne représente pas la norme et tu n’as pas à forcer ton partenaire ou le·a culpabiliser pour ne pas vouloir reproduire ça.  

Aussi, si tu regardes trop souvent du porno, tu risques de diminuer ta capacité d’imagination et jouir moins facilement sans. A moins que tu sois addict, on te conseille simplement de ralentir la cadence si ça devient trop automatique ! 

Ça vaut aussi pour les acteurs·rices : une fois leur boulot terminé, il·elles ont le droit de retourner vivre leur vie. Ce sont des acteur·rices, ce qui se passe à l’écran n’est pas leur vraie vie. Tu te branles dessus ok, c’est fait pour, mais tu n’as pas à les contacter après, les harceler comme certaines personnes (très jeunes) l’ont déjà fait pour Nikita Belluci (une interview de Konbini est à voir ! ). De la même manière que tu ne vas pas contacter Daniel Radcliff pour lui demander de la magie parce qu’il a joué Harry Potter, tu ne contactes pas des acteurs·rices porno pour demander du sexe, des nudes, ou autre.  

Les choses à savoir sur le porno : ce n’est pas représentatif 

Le porno auquel tu as accès de manière gratuite, sur les sites classiques, qu’on appelle mainstream, pose aussi problème par rapport à la représentation. Le porno mainstream est bien souvent pensé par des hommes hétéros pour des hommes hétéros. Des femmes hyper soumises, des personnes racisées fétichisées, des hommes musclés qui performent la masculinité. C’est le porno le plus  « courant », et il faut savoir qu’il n’est pas représentatif de la vraie vie. Aucun problème si tu prends ton pied  sur des vidéos de porno mainstream. Mais quand on dit que le porno c’est pas la vraie vie, on parle aussi de la manière dont les gens et les actions sont représentés à l’écran. 

Mais du coup, c’est mal de regarder du porno ?

Non, pas forcément ! La pornographie, c’est un moyen de nourrir ton imaginaire sexuel et érotique. Mais tu n’es absolument pas obligé·e de regarder ou d’écouter (car il existe aussi des contenus audio)de la pornographie pour nourrir ton imaginaire ou te donner du plaisir (seul·e ou à plusieurs). L’important, c’est que tu prennes les bonnes décisions pour toi.

Il existe aujourd’hui des alternatives éthiques. Éthiques dans le porno, ça veut dire qu’on est sûr que les acteur·ices sont correctement payé·es et que leur bien-être et leur consentement sont respectés. On essaie d’y représenter des personnes variées, avec des rôles moins classiques. Des personnes LGBTQ+, des personnes racisées, des personnes en situation de handicap, des hommes et des femmes qui jouent des scènes réalistes. Attention, réalistes ne veut pas dire qu’on y trouve pas ses kinks, mais tout y est fait dans le respect des un·es et des autres.  

L’essentiel c’est d’être informé·e et de faire ce qui te fait kiffer. Maintenant que tu as toutes les clefs en main pour être un  « consommateur·rice responsable » de porno, on te laisse la main. 

La team brio ados

Jette un œil à ces articles aussi !