frères sœurs
Définitions F

Frères et sœurs

Frères et sœurs : noms pluriels. Membres d’une famille qui ont au moins l’un de leurs parents en commun.

De qui parle-t-on ?

Des frères et sœurs, ceux et celles avec qui tu grandis, que vous ayez les deux mêmes parents ou non, que vous ayez beaucoup d’écart ou très peu. Que ce soit par sang, par alliance ou par tutelle, tu partages avec ton frère, ta sœur ou les deux (trois, quatre, cinq…) une mère ou un père (ou deux, ou les deux).
Bref t’as compris le modèle unique de la famille nucléaire (une mère, un père, des enfants) n’est plus d’actualité. Malheureusement en Français il n’y pas tellement de mot non genré pour la désignation. On va donc remettre au goût du jour le terme frangin·e le temps de l’article (c’est vieux mais c’est pratique). 

Les frangin·es ou leur absence ont souvent un impact assez fort dans ta manière de te construire. Que vous ayez exactement les mêmes parents, que l’un·e de vous soit adopté·e ou que tu aies des demi-frangin·es, vous partagerez des expérience communes fortes. Cette proximité peut engendrer une forte complicité mais aussi des tensions. 

Comment sortir d’une dispute?

Comme avec le reste de ta famille c’est pas toujours facile de s’entendre les un·es avec les autres. À l’adolescence tu vas t’affirmer, ton cercle social principal sera probablement tes ami·es et non plus ta famille. Ça arrive souvent d’être saoulé·e par ses frères et sœurs. Pas toujours facile d’être moins présent·e pour les plus petit·es. Ni de se rendre compte que les plus grand·es te portent moins d’intérêt qu’avant. 

Les sentiments d’injustice et de jalousie sont assez présents dans une famille avec plusieurs enfants. Il y a des périodes plus conflictuelles que d’autres, dont l’adolescence fait partie, laissez-vous le temps de grandir un séparément, souvent ça s’améliore avec l’âge. Le mieux est encore d’essayer de vous comprendre, de réapprendre à vous connaître alors que vous grandissez. Si c’est trop compliqué ou si l’un·e de vous se comporte vraiment mal, vous n’êtes pas obligé·es de vous aimer. Protégez-vous, le changement radical de relation dans une famille peut-être très douloureux et il faut apprendre à en parler (en famille, avec ses ami·es…) et ne pas se retenir ses émotions. 

Souvent la situation peut s’arranger, on t’explique comment réagir, de ton côté,  face à certaines situations courantes :

J’aurais préféré être l’ainé·e/le·a benjamin·e/le·a petit·e derniè·re; il·elle a trop de chance.

Tu penses parfois que les autres sont mieux traités que toi. Dis-toi que chaque position dans la famille a des avantages et des inconvénients.

Si tu es l’ainé·e te vas peut-être devoir obtenir les permissions (de sortie, de vacances…) en premier, devoir baby-sitter le·a plus petit·es, aller les chercher à l’école etc. En plus le·a benjamin·e va vouloir squatter tes anniversaires, tes soirées etc. C’est normal de vouloir avoir ton intimité, explique-lui gentiment que ce n’est pas le moment et que vous pourrez faire quelque chose ensemble plus tard. Il·elle veut juste passer du temps avec toi comme avant. N’oublie-pas que tu es probablement un modèle pour les plus jeunes. Ça peut être à la fois pesant et gratifiant, on te l’accorde.

Si tu es le·a benjamin·e tu entends sûrement beaucoup « tu es le·a chouchoute ». C’est pas facile que tout le monde te considère encore comme un bébé et ait son mot à dire sur ta vie. Bref tes frangin·es se prenne·nt pour tes parents. Discutes-en avec eux, rappelle-leur ce qu’ils faisaient à ton âge. Prouve-leur que tu es responsable et autonome, que tu as aussi le droit à ton intimité. Et surtout des parents tu en as déjà !

La place des cadets·tes n’est pas évidente non plus. Si elle·il bénéficie des permissions acquisent par l’ainé·e, elle·il hérite souvent des responsabilités aussi et peine parfois à trouver sa place dans la fratrie. On te conseille, comme souvent, c’est d’en parler et d’essayer de trouver quelque chose en dehors de la famille qui te rend unique. Rappelle-toi que les rôles que vous avez tous·tes sont des constructions dont tu peux t’émanciper. 

Parfois je suis traité·e différement parce que je suis une fille/un garçon?

Malheureusement le comportement de ta famille dépend aussi parfois de ton genre. Et si tu ne peux rien y faire, sache que tu devrais avoir les mêmes droits et devoirs que les autres enfants de ta famille. Vous ferez plus facilement valoir vos droits en étant solidaires que les uns contre les autres.

Il est par exemple injuste d’interdire sa fille de sortir à un certain âge si on autorise son fils. Aujourd’hui on considère que la rue est dangereuse pour les filles et on a tendance à leur dire de faire attention. Plutôt que de dire aux garçons comment bien se comporter et comment intervenir s’ils sont témoins d’une scène de harcèlement (même si c’est leur copain !). Souvent on attendra aussi d’une fille qu’elle prenne en charge le soin des plus jeunes, les tâches ménagères, les cadeaux etc. On va aussi peut-être juger les activités des uns et des autres en fonction de leur sexe. C’est le moments de se serrer les coudes entre frères et sœurs !

Si tu es un garçon, sois autonome, apprends à faire à manger, à tenir une maison et à aider tes parents peu importe la tâche. Défends aussi les droits de ta·es sœur·s, pense aux cadeaux de fête des pères etc. Si tu es une fille, apprends à bricoler si tu veux, défends ton frère qui voudrait faire une activité dite féminine. Lâche du lest et laisse faire les autres parfois, il faut montrer aux garçons qu’ils sont aussi capables. 

Et si je suis jaloux·se de mon frère/ma sœur?

La jalousie dans les fratries c’est très commun. Il a de meilleures notes, ses vêtements sont plus jolis, elle est plus jolie, il a moins de boutons…. Tout est matière à comparaison. C’est pas très marrant d’avoir toujours l’impression que ton tes frères et sœurs est mieux que toi. Tu es une personne unique, les succès des autres ne diminuent pas ta valeur. Prends du plaisir dans des domaines qui te plaisent et dépasse-toi là dedans plutôt que d’essayer à tout prix d’être bon·ne là où quelqu’un·e d’autre excelle. Tu es sûrement meilleur·e que ton frère ou ta sœur en d’autres points (parfois moins évidents à voir). 

Tu peux aussi en parler à tes parents, qui devraient t’encourager là où tu t’épanouies. Le physique change, on ne grandit pas tous·tes à la même vitesse, c’est le pire moment pour se comparer, tu verras en grandissant on a parfois de bonne surprises… En attendant, essaie de t’aimer pour tes forces plutôt que te focaliser sur ce que tu considères être tes faiblesses

Une dernière chose

On aimerait te dire aussi, que parfois les injustices que tu ressens sont bien réelles, notamment parce que vous dépendez de vos parents et qu’ils ne vous éduquerons peut-être pas toujours de manière équitable et égale. Si c’est le cas essaie d’en parler avec tes parents. Sinon, fais au mieux pour que ces injustices  n’atteignent pas ta propre vision et ne les perpétue pas toi-même.

Par exemple: si tu es dégoutée que tes parents ne te laisse pas porter telle jupe alors qu’ils n’embêtent jamais ton frère sur ses tenues, ne vas pas penser du mal d’une autre fille qui as le droit d’en porter une. 

Il a beaucoup de cas de figures possibles, on est restées assez large sur ce sujet mais on fera d’autres articles sur la gémellité, les demi-frangin·es, les enfants uniques … Dis-nous en commentaire ce que tu aimerais lire d’autre sur le sujet !

La team Brio ados

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